Madeleine LUKA (1894-1989)


Madeleine LUKA (1894-1989)
Fleurs en bouquet
Gouache sur papier cartonné
Signé en bas à gauche
15,5 × 11,5 cm
cadre 30 × 24 cm
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Flowers
Gouache on cardbord
Signed lower left
15,5 × 11,5 cm
frame 30 × 24 cm
Née en 1894 dans le Val-d’Oise, Madeleine Bottet (dite Madeleine Luka) se compose un nom d’artiste à partir de celui de son mari, Robert Kula. Autodidacte, elle s’initie seule à la peinture et à la poésie. Elle compte parmi les peintres naïfs qui s’épanouissent sans maître ni méthode.
La peinture de Madeleine Luka témoigne de son refus de la technicité et de la cérébralité, “fléaux du XXe siècle” tels que décrits par son ami écrivain Francis Jammes (1868-1938)*. Peindre la candeur spontannée des membres de son cercle familial répond à une nécessité profonde chez la jeune femme. Tendre enfance, adolescence songeuse, maternité frêle et animaux représentés dans une nature en fête constituent ses thèmes de prédilection. Son univers construit tel un Eden est peuplé de personnages emplis de grâce et d'innocence. Ses tableaux nient l’espace et le temps pour suggérer les bruits et les odeurs de souvenirs heureux désormais éternels.
La critique l'accueille favorablement en faisant rapidement fi des maladresses de ses débuts. L'historien Élie Faure (1873-1937) y voit une peinture des sentiments simples, une peinture vivifiante qui “ne cherche pas le conformisme hors du cœur”**.
Madeleine Luka expose régulièrement au Salon des Tuileries et au Salon d’Automne entre 1927 et 1938. À partir de 1931, elle participe aux expositions de groupe organisées par la Société des Femmes Artistes Modernes créée par Marie-Anne Camax-Zoegger. En 1935, son travail est présenté à la galerie Bernheim-Jeune ainsi que dans diverses galeries françaises d’après-guerre.
*Bertrand Poirot-Delpech, Madeleine Luka, peintures, Paris, éditions André sauret, 1976.
**Bertrand Poirot-Delpech, Madeleine Luka, peintures, Paris, éditions André sauret, 1976, pp. 10-11 ; présentation de l’exposition Madeleine Luka à la galerie Simonson, avril 1931.
Collections publiques
Washington D.C., National Gallery of Art
Paris, Petit Palais, musée des beaux-arts
Albi, Musée Toulouse-Lautrec
Grenoble, Musée des beaux-arts
L’Isle-Adam, Musée d’art et d’histoire Louis Senlecq
Amiens, Musée de Picardie
Bibliographie
Bertrand Poirot-Delpech, Madeleine Luka, peintures, Paris, éditions André sauret, 1976.
Jean-Albert Cartier, Madeleine Luka, Paris, éd. Orféa, 1954.
Born in 1894 in Val-d'Oise, Madeleine Bottet (known as Madeleine Luka) took her artist name from her husband, Robert Kula. Self-taught, she taught herself painting and poetry. She was one of a group of naïve painters who flourished without a teacher or method.
Madeleine Luka's painting reflects her rejection of technicality and intellectualism, the ‘scourges of the 20th century’ as described by her friend, the writer Francis Jammes (1868-1938)*. Painting the spontaneous candour of her family members fulfilled a deep need in the young woman. Her favourite themes were tender childhood, dreamy adolescence, fragile motherhood and animals depicted in a joyful natural setting. Her Eden-like world was populated by characters full of grace and innocence. Her paintings denied space and time to suggest the sounds and smells of happy memories that were now eternal.
Critics welcomed her work, quickly overlooking the clumsiness of her early days. The historian Élie Faure (1873-1937) saw in it a painting of simple feelings, an invigorating painting that ‘does not seek conformity outside the heart’.
Madeleine Luka exhibited regularly at the Salon des Tuileries and the Salon d'Automne between 1927 and 1938. From 1931 onwards, she took part in group exhibitions organised by the Société des Femmes Artistes Modernes (Society of Modern Women Artists), founded by Marie-Anne Camax-Zoegger. In 1935, her work was shown at the Bernheim-Jeune gallery and in various French galleries after the war.
*Bertrand Poirot-Delpech, Madeleine Luka, peintures, Paris, éditions André sauret, 1976.
**Bertrand Poirot-Delpech, Madeleine Luka, peintures, Paris, éditions André sauret, 1976, pp. 10-11 ; présentation de l’exposition Madeleine Luka à la galerie Simonson, avril 1931.