Firmin BAES (1874-1943)
Firmin BAES (1874-1943)
Portrait d’une jeune paysanne, 1917
Crayon noir sur papier
Signé et daté “septembre 1917” en bas à droite
38,5 x 28 cm
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Portrait of a young peasant woman, 1917
Black pencil on paper
Signed and dated “September 1917” lower right
38.5 x 28 cm
Artiste belge né en 1874, Firmin Baes évolue dans une famille d’artistes. Il se forme d’abord au dessin auprès de son père Henri Baes (1850-1920), peintre-décorateur et professeur, qu’il assiste à la réalisation de panneaux décoratifs destinés à des hôtels. Sa vocation pour la peinture se manifeste rapidement. Il intègre l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles en 1888. Il se forme auprès de Léon Frédéric et se lie d’amitié avec Émile Fabry et Victor Rousseau. Il fréquente par ailleurs l’académie libre La Patte de Dindon et dévient membre du cercle Pour l’art en 1898, fondé en 1892 dans la continuité du Groupe des XX initié dix ans plus tôt.
Après l’obtention d’une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1900, Firmin Baes s’éloigne progressivement de l’empreinte de son maître et développe une technique singulière au pastel sur toile qui contribue largement à sa renommée. Dès lors, il recourt presque exclusivement au pastel et au fusain et aux fabuleux effets veloutés de lumière et de matière qu’ils permettent. Ses portraits, scènes de genre, paysages et natures mortes se distinguent par un trait sûr et par l’emploi d’une large gamme de couleurs offrant un aspect délicatement velouté à ses compositions.
Les scènes de la vie rurale comptent parmi les sujets de prédilection de Firmin Baes. Portraitiste talentueux, il représente de jeunes paysannes dans leurs humbles atours qu’il sublime telles des souveraines pleines de grâce et à l’air parfois grave. Le portrait de jeune femme au crayon que nous présentons est probablement l’une d’entre elles, fermière ou hiercheuse. Une grande douceur transparaît de son visage au modelé parfait. Elle est coiffée d’un fichu élégamment noué dont on retrouve le motif écossais dans d’autres portraits au pastel de l’artiste.
Collections publiques
Paris, musée d’orsay
Bruxelles, musées royaux des beaux-arts
Anvers, musée des beaux-arts
Ixelles, musée des beaux-arts
Charleroi, musée des beaux-arts
A Belgian artist born in 1874, Firmin Baes grew up in a family of artists. He first studied drawing under his father, Henri Baes (1850–1920), a painter-decorator and teacher, whom he assisted in creating decorative panels for hotels. His calling for painting quickly became apparent. He enrolled at the Royal Academy of Fine Arts in Brussels in 1888. He studied under Léon Frédéric and became friends with Émile Fabry and Victor Rousseau. He also attended the independent art school La Patte de Dindon and became a member of the Pour l’art circle in 1898, founded in 1892 as a continuation of the Groupe des XX, which had been established ten years earlier.
After winning a bronze medal at the 1900 World’s Fair, Firmin Baes gradually moved away from his master’s influence and developed a unique technique using pastel on canvas that contributed significantly to his fame. From then on, he worked almost exclusively in pastel and charcoal, capitalizing on the fabulous velvety effects of light and texture they produced. His portraits, genre scenes, landscapes, and still lifes are distinguished by a confident line and the use of a wide range of colors, lending his compositions a delicately velvety quality.
Scenes of rural life are among Firmin Baes’s favorite subjects. A talented portraitist, he depicts young peasant women in their humble attire, elevating them to the status of graceful queens, sometimes with a serious air. The pencil portrait of a young woman presented here is likely one of them—a farmer’s wife or a haymaker. A great gentleness shines through her perfectly sculpted face. She wears an elegantly knotted headscarf, whose tartan pattern is also found in other pastel portraits by the artist (ill. 1).